|
|
|
|
1. Un besoin
:
Depuis dix ans environ, des cours de Gastronomie moléculaire étaient
dispensés dans des cadres variés : universités,
grandes écoles, industrie…
Trois types de personnes
sont intéressées :
Public cuisiniers/ grand public : personnes n’ayant
pas de formation scientifique.
Par exemple : - artisans : cuisiniers de restauration commerciale,
cuisiniers de restauration collective, charcutiers, charcutiers
traiteurs, pâtissiers…
- professeurs de cuisine, de pâtisserie, de service, de charcuterie,
etc. de l’Education nationale
- étudiants de premier cycle universitaire
- cuisiniers de l’industrie alimentaire,
- préparateurs R&D de l’industrie alimentaire
- acteurs qualité de l’industrie alimentaire
- ingénieurs techno pack,
- grand public
Public étudiants : étudiants ayant un niveau de
fin de premier cycle universitaire « science de la matière ».
(niveau bac +3 de filières scientifiques)
Par exemple : - étudiants de Magistère « physico-chimie
moléculaire »
- élèves de première année d’écoles
d’ingénieurs biologiques - ingénieurs techno matières
premières, process et applicateurs industriels
Public industries alimentaires/ chercheurs :
personnes en activité professionnelle,
avec une formation scientifique initiale.
Par exemple : - ingénieurs de recherche,
- chefs de projets R&D
- chercheurs des secteurs public ou privé
2. Les objectifs :
Pour ces trois catégories de personnes, on envisage des
enseignements ayant des objectifs particuliers, appropriés à chaque
niveau.
Par exemple, le grand public est souvent demandeur de
méthodes
pour innover ; les étudiants demandent souvent une meilleure
connaissance des produits et des transformations culinaires,
associée à une réflexion méthodologique
sur la pratique scientifique ; les chercheurs et industriels
sont à la recherche de méthodes d’innovation
et de réflexions sur la production culinaire.
En conséquence,
on opte pour les objectifs suivants :
? Pour le public cuisiniers/
grand public , on montrera l’intérêt
de connaissances de physico-chimie (sans calcul) pour la description
des transformations culinaires.
On cherchera aussi, généralement, à :
•
donner les bases techniques de l’innovation et de la créativité culinaires
;
•
promouvoir le raisonnement moléculaire dans l’industrie
alimentaire ;
•
montrer l’intérêt de connaissances fondamentales
pour fertiliser la technologie ;
•
contribuer à la formation permanente des personnels technologiques
et techniques des industries alimentaires ;
•
contribuer à la formation initiale de techniciens se destinant à l’industrie
alimentaire ;
Plus spécifiquement, on enseignera aux auditeurs à :
•
être capable d’identifier les données et les
variables dans le cadre d’une analyse simple
•
définir leurs objectifs (quelles informations sont recherchées)
et à chercher par quelles méthodes ces objectifs
peuvent être atteints (méthodologie à utiliser)
•
connaître les mesures statistiques de bases et savoir les
interpréter (moyenne, écart-type, médiane,
loi normale)
•
analyser les types de données relatives et absolues
•
connaître le sens d’un échantillonnage représentatif
et les règles d’échantillonnage associées
•
connaître les principaux types de procédés
unitaires et l’enchaînement de ceux-ci ;
•
connaître les basiques des procédés types,
par exemple pour la cuisson : les équipements et méthodes,
les paramètres clefs et leurs limites…
•
appliquer des protocoles établis en les comprenant
•
être capable de lire un schéma de procédé
•
appliquer des protocoles de conservation, d’assemblage,
de transformation et de conditionnement des produits manipulés
;
•
connaître les paramètres qu’il est important
de maîtriser (paramètres critiques
•
mener les mesures nécessaires au contrôle des paramètres
clés
•
connaître et appliquer les protocoles de mise en œuvre
des ingrédients fonctionnels (texturants, arômes)
•
maîtriser les principaux système simples et connaît
les systèmes élaborés (émulsion....)
? Pour le public étudiants , on montrera que la connaissance
précise passe par une démarche quantitative.
Parmi
les objectifs généraux, on cherchera à :
•
utiliser la gastronomie moléculaire pour l’enseignement
de la chimie, de la physique et de la physico-chimie ;
•
promouvoir le raisonnement moléculaire dans l’industrie
alimentaire ;
•
montrer l’intérêt de connaissances fondamentales
pour fertiliser la technologie ;
•
contribuer à la formation permanente des personnels technologiques
et techniques des industries alimentaires ;
Plus spécifiquement, les auditeurs apprendront à :
•
connaître les mesures statistiques et à les interpréter
•
comprendre les principes physico-chimiques des procédés
ainsi que les interactions principales avec les ingrédients
;
• vulgariser, transmettre et former sur la base de ces connaissances.
•
choisir le type d’équipement le mieux adapté en
fonction des problématiques
• suivre les nouvelles solutions techniques
•
décrire une problématique touchant un procédé de
façon détaillée et circonstanciée.
•
formuler de manière étayée une demande d’étude
approfondie
•
connaître les impacts sur la couleur/aspect de surface,
la texture et le goût :
o des principales opérations unitaires industrielles,
o des conditions d’environnement du produit,
o des interactions entre les constituants d’un produit élaboré,
o du réchauffage aux micro-ondes
•
connaître les processus de construction des systèmes élaborés,
et de texturation
•
connaître et maîtriser les paramètres qui
influencent ces phénomènes,
•
diagnostiquer une anomalie et de proposer des actions correctives/préventives
pour la corriger
? Pour le public industries alimentaires/ chercheurs , on cherchera
une réflexion fine sur l’innovation et la recherche.
On n’oubliera pas, plus généralement, de
:
•promouvoir le raisonnement physico-chimique dans les activités
de formulations ;
•
promouvoir le raisonnement moléculaire dans l’industrie alimentaire
;
•
montrer l’intérêt de connaissances fondamentales pour fertiliser
la technologie ;
•
contribuer à la formation permanente des personnels technologiques et
techniques des industries alimentaires ;
•
participer à la réflexion analytique sur l’innovation alimentaire.
On donnera des compléments physico-chimiques avancés, doublés
de réflexions sur l’esthétique culinaire.
Plus spécifiquement, on apprendra à :
•
formuler produit au moyen d’un plan de mélange
•
utiliser des connaissance sur les procédés unitaires
et leur explication
•
remettre en cause en question des procédés existants
;
•
comprendre et expliquer les actions et interactions se développant.
•
chercher les limites des procédés en place
•
utiliser de nouvelles matières répondant à des
besoins fonctionnels
•
maîtriser les processus physico-chimiques de constitution
des systèmes élaborés comme par exemple
la structure moléculaire des texturants et maîtrise
les processus de texturation
•
mettre à profit ces connaissances pour proposer et développer
des formules et procédés nouveaux à des
fins d’innovation, de rationalisation/compensation et d’amélioration
(valeur nutritionnelle, caractéristiques organoleptiques,
stabilité à la conservation …)
3. Modalités de la mise en oeuvre :
Lieux d’enseignement :
Tous les cours seront donnés à l’Institut
National Agronomique Paris-Grignon (INAP-G), à Paris.
Dates
d’enseignement :
Pour l’année 20062007-20072008,
on propose les dates suivantes :
Public Cuisiniers, grand public 13 novembre 200621 janvier 2008
14 novembre 200621 janvier 2008
Public étudiants 30 novembre 2006 1 février 2007
Public industries alimentaires/ chercheurs 27 mars 2007 28 mars
2007
Chaque journée d’enseignement sera organisée
de la façon suivante :
9h00-9h15 Accueil
9h15-10h45 Session 1
10h45-11h00 Pause
11h00-12h30 Session 2
12h30-14h00 Déjeuner
14h00-15h30 Session 3
15h30-15h45 Pause
15h45-17h15 Session 4
Inscriptions :
Les cours seront ouverts à tous, sur inscription (on demandera
aux auditeurs d’émarger).
Ils seront dispensés dans le cadre de la formation continue,
Chaque inscription fera l’objet d’une convention
de formation. Les inscriptions se font auprès de :
Clémence Wegscheider
Chef de projet Formations
Direction Formation ContinueIsabelle Caillard
Direction de la communication
INA P-GAgroParisTech
16, rue Claude Bernard - 75231 Paris Cedex 05
Tél : 00 33 1 44 08 17 54 - Fax : 00 33 1 44 08 72 06
wegschei@inapg.fr
.
Les auditeurs recevront une attestation de stage. .
Les participants pourront suivre, plusieurs années de
suite, le cours dans un même niveau (le thème principal
changera chaque année).
Enseignants :
Les cours seront donnés par Hervé This et par des
professeurs de l’INA P-G qui en exprimeront le
désir.
On pourra également envisager des interventions de chercheurs,
d’ingénieurs ou d’artistes.
Méthode pédagogique
:
L’idée générale est d’utiliser
des cas concrets (expériences, le plus possible), relatifs à des
transformations culinaires, pour introduire des notions scientifiques
de base : mathématiques, physique, chimie, microbiologie...
Idéalement, on partira toujours d’une observation
expérimentale (effectuée par les auditeurs), on
cherchera un modèle, on enchaînera avec une expérience
simple pour tester le modèle…
On évitera une science des aliments encyclopédique
: les notions nécessaires (composition chimique des aliments,
phénomènes physiques) ne seront introduites qu’au
fur et à mesure des besoins.
Afin d’éviter l’écueil du cours classique
(phénomènes illustrés), on partira de la
cuisine (transformation et phénomène), en ayant
sélectionné les exemples destinés à conduire
aux phénomènes sélectionnés, qui
n’apparaîtront aux étudiants qu’en fin
d’étude. La structure générale visible
sera celle de la cuisine, alors que la structure fondamentale
de l’enseignement sera celle de la physique et celle de
la chimie.
Les expériences (simples) qui seront utilisées
comme support d’analyse et conduiront à la présentation
des notions théoriques au programme du cours (chimie,
mathématique, physique…) seront prises dans des
problématiques de Marie groupe UNIQ, qui se chargera du
matériel nécessaire aux expériences.
Pour chaque cas, on considérera aussi bien les aspects
physiques que chimiques. Il ne sera fait de développement
théorique qu’en relation stricte avec les phénomènes
considérés. En particulier, le calcul ne sera utilisé que
lorsqu’il est nécessaire, mais on montrera l’apport
de la méthode quantitative.
On progressera toujours par
ordres de grandeur.
On visera la promotion de la méthode expérimentale.
Le cours correspondra à un remplissage simultané de
quatre colonnes : informations, méthodes, anecdotes, philosophie
des sciences.
Les données ne sont fournies qu’au fur et à mesure
des besoins des étudiants.
Chaque année, le socle de base de chaque niveau sera « teinté »,
afin de renouveler l’enseignement et d’intégrer
de façon explicite les acquis des recherches effectuées.
En 2004-2005, le thème a été « Les
sauces et les plats qui en sont dérivés »
En 2005-2006, le thème a été « Les
cuissons »
En 2006-2007, le thème sera a été « Jeux
de consistances et de texture»
En 2007-2008, le thème sera « Questions de goût »
En 2008-2009, le thème sera « Interactions aliments
liquides»
En 2009-2010, le thème sera « La cuisson des légumes »
|