GEOBIOLOGIE
   
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"Elément solide qui supporte les êtres vivants et leurs ouvrages, et où poussent les végétaux ", nous dit le dictionnaire. La terre est bien plus que cela, elle est notre « mère ».
Pour les Anciens et dans la plupart des grandes traditions, l’univers est né des deux grands principes masculin et féminin. Ainsi la terre, vierge à l’origine a été fécondée par les rayons du soleil – union énergétique cosmo-tellurique – et c’est grâce à cette action bénéfique qu’elle a pu donner vie à tout ce qui existe. C’est la raison pour laquelle, dans les lieux où l’on vénère une Vierge-Déesse-Terre, on trouve également son complément indispensable, le principe solaire : Christ, saint Jean-Baptiste, l’Archange Saint Michel...
La couleur noire semble souvent associée, symboliquement, à la terre. Lorsque les moines évangélisateurs espagnols accostèrent au Mexique, ils avaient dans leurs bagages une Vierge Noire : Notre-Dame de la Guadalupe. Celle-ci fut placée à l’endroit où les Mexicains vénéraient une pierre noire. De nos jours et cela depuis le VIIe siècle, les musulmans vont en pélerinage à la Mecque et ils tournent sept fois autour de la Kaaba qui renferment la pierre noire d’Abraham. Mahomet n’osa pas toucher cette pierre vénérable. Pour mémoire, le jour sacré des musulmans est le vendredi, jour de Vénus, principe féminin universel.
La terre c’est aussi et surtout, un être vivant. En 1993, le Dr James Lovelock nous proposait ce que la plupart d’entre nous pressentait : l’entité « Terre » régulait elle-même les conditions les plus favorables à la vie. Il appelait sa découverte
« l’Hypothèse Gaïa ». Une nouvelle science était née, la géophysiologie.
Masse de matière en fusion refroidie, la terre est relativement stabilisée à sa surface. Parfois, elle a des colères et des spasmes. Les scientifiques vous diront que c’est à cause de telle plaque tectonique qui veut pousser ou se confronter à telle autre. Mais dans les faits, la terre réagit à des vibrations beaucoup plus subtiles, celles des intentions et des actes des hommes. La majorité d’entre eux la font souffrir. Ceux qui manipulent, modifient et détruisent sont les hommes des sociétés « avancées », là où économie et finances sont les maîtres-mots. Il serait trop long de dresser un inventaire des perturbations que ces sociétés modernes créent dans ce système parfait.

Les ondes telluriques
Dans les années cinquante, un médecin allemand, le Dr Hartmann, développait une nouvelle science de la Terre, la géobiologie. Cette découverte supposait que l’être humain, les animaux et les végétaux subissent pleinement les influences du sol et du sous-sol.
Lorsque l’homme foula le sol, une de ses premières préoccupations fut de se protéger des intempéries, il s’abrita dans les grottes. Plus tard, il commença à construire avec des arbres et des pierres. Nous avons de très beaux restes : les mégalithes (menhirs, dolmens, cromlechs, allées couvertes...). Ces édifices n’ont pas été situés au hasard. Ils sont en harmonie avec les vibrations et les ondes qui émanent du sous-sol. Ces monuments avaient deux fonctions complèmentaires et indissociables : l’une « religieuse » (du latin religare, relier) et l’autre, énergétique. Ainsi les menhirs seraient des « condensateurs » d’énergie. Ils sont placés généralement sur un croisement du réseau tellurique(1) (parfois sur un passage d’eau souterraine), or celui-ci couvre la surface totale de la planète, mettant en conjonction et en interaction tous les pays quelle que soit leur situation sur le globe.

Ces « pierres levées » (en breton) relient et concentrent harmonieusement les énergies cosmo-telluriques afin de les distribuer dans la zone où elles sont situées. Les menhirs sont les ancêtres des clochers de nos églises, des piliers du temple, des minarets des mosquées, etc.

Le dolmen a une toute autre fonction qui concerne directement l’humain. Il est là pour favoriser l’apaisement, la guérison et la méditation. Il permet l’expérimentation du contact avec l’Etre Suprême. Cette « table de pierre » (en breton) n’est pas, elle non plus, située n’importe où. La chambre dolménique, grotte construite de la main de l’homme, est en dehors de réseau tellurique et de circulation d’eau souterraine. Aucun élément terrestre ne doit venir perturber l’esprit de l’homme en prière. Le dolmen est l’ancêtre de la nef des églises et des cathédrales.
Pour les Chinois, la terre est parcourue de flux énergétiques, les veines du dragon. La géomancie chinoise, appelée également « Feng-shui » étudie, notamment l’interaction de ces flux avec les êtres humains.
L’énergie de vie, le Ch’i (le Ki pour les Japonais) est une composante subtile de l’environnement et le spécialiste vérifie sa bonne circulation dans les lieux de vie pour qu’il « nourrisse » ses habitants. Un site de construction doit être en harmonie avec les cinq éléments, dont la terre est l’une des parties.
Selon la Bible, Dieu a tiré l’homme du limon. Son corps physique est donc constitué de la même substance. La Terre symbolise ce qui est solide, stable et durable. En réalité, la Terre est une émanation de l’Energie divine au même titre que l’être humain. Ce qui les différencie, c’est le comportement de cette énergie et sa densité. La Terre est tout à la fois sa mère, sa soeur... et l’Homme lui-même. Chaque fois que nous LUI faisons du mal, nous NOUS faisons du mal, en la détruisant, nous nous détruisons... en l’aimant, nous nous aimons TOUS. - (1) courant qui circule dans le sol.

 
  Danièle Semelle - Passionnée d’Egyptologie - Contact : Ass. Esothéï, 01 41 05 05 31
Extrait du numéro 22 du magazine "Les 3 Mondes" - Mars / Avril 2001